Mme Djanabou est une femme forte : dans la coopérative semencière oignon de Tchontchi dont elle est membre, elle joue les premiers rôles en tant que présidente du comité de surveillance. Elle est donc bien placée pour savoir combien l’activité semencière du groupe a  impacté sur leur niveau de vie, et le sien propre.

D’entrée de jeu, elle révèle sa maîtrise technique de la production des semences, acquise grâce au PADFA II : « La variété de semence d’oignon que nous produisons ici à la coopérative, c’est le Goudami, qui a l’avantage de bien résister à la  chaleur et qui est pour cela très prisé dans toute la région. Les bulbes mères se conservent très bien. Les semences initiales nous ont été fournies par le PADFA II, et elles viennent de l’IRAD de Garoua ».

Mme Djanabou n’oublie pas qu’elle est devenue experte en production de semences de Goudami  grâce toujours au Projet : « Nous avons été formés par des équipes du PADFA II sur la multiplication des semences bulbes et des semences graines lors de séances à Maroua et Garoua. Le Projet nous a également aidés avec ses formateurs sur le champ-école des producteurs de notre coopérative, sur les aspects pratiques de l’activité. Maintenant, nous savons vraiment comment faire ».

Quant à l’impact de la production des semences sur leurs conditions de vie, Mme Djanabou dit sa satisfaction : « Cette activité pour laquelle le PADFA II nous accompagnés nous a aidés à réaliser beaucoup de choses, par rapport à auparavant. Ici à Tchontchi nous sommes plus à l’aise. À la  vente  des bulbes- mères nous gagnons aujourd’hui  nettement plus d’argent en comparaison avec la production de l’oignon de consommation. D’ailleurs, pour la commercialisation de notre semence le Projet nous a même aussi aidés, en nous mettant en contact avec certains partenaires qui viennent acheter en kilogrammes, au prix fixé par nous-mêmes. Résultat : aujourd’hui nous subvenons bien à nos besoins, par exemple les enfants vont à l’école sans problème, et nous pouvons financer facilement nos autres activités , pour le bien-être de nos familles. Pour tout dire, nos conditions de vie sont meilleures depuis que Le PADFA II est venu ici : je ne dis pas que nous nous sommes riches, mais franchement ça va».

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